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De la disparition du bureau
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Les infrastructures virtuelles au bureau offrent des avantages non seulement économiques mais également écologiques, notamment lorsqu'elles épargnent à de plus en plus d'employés, le trajet pour se rendre au travail, parce qu'ils travaillent chez eux. Une entreprise de consulting néerlandaise montre comment aménager l'environnement des employés de bureau restants, de manière personnalisée, comme à la maison.
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Fini le rêve du bureau sans papier. Au lieu d'endiguer l'économie des petits papiers par la numérisation, la consommation de papier, qui dévore les forêts, n'a jusqu'à présent jamais cessé d'augmenter – la technique n'a pas pu tenir sa promesse optimiste. Cela va désormais changer. En effet, la technique n'apparaîtra plus à l'avenir dans les bureaux standards, que comme un moyen d'atteindre le but ; les modifications dans le monde du travail – plus encore qu'à l'heure actuelle – feront avancer les modifications en profondeur. Avec des conséquences de longue portée, qui font aujourd'hui l'objet de discussions, du point de vue avant tout économique. A tort. Elles offrent tout autant de potentiel écologique et social : notamment à l'égard du développement durable et porteur d'avenir, qui a pour objectif de poursuivre l'avancée dans des directions de développement saines tant au niveau écologique, économique que sociale et à travers cela, l'établissement de la prospérité et de la qualité de vie pour tous. Dans ce contexte, la durabilité au bureau signifie : efficacité écologique et économique avec dans le même temps, le facteur de bien-être pour les employés. Ces concepts n'ont jusqu'à présent été que rarement discutés en terme d'écologie. Mais il est probable, qu'avec une consommation de surface réduite, une gestion optimisée des locaux et une masse de transport minime, l'efficacité écologique croisse également.Il n'en reste pas moins que les effets dits de rebond doivent être mis en lumière de manière plus intensive dans les projets de recherche. Il faut ainsi se poser les questions suivantes : Les employés sans bureau voyagent-ils plus ou moins ? Le trajet quotidien vers le bureau disparaît certes, mais où travaillent-ils alors ? A la maison ou en d'autres endroits, vers lesquels ils doivent d'abord se rendre ?L'infrastructure virtuelle – réseaux, capacités de serveur, satellites et similaires – consomme-t-elle plus d'énergie qu'elle ne permet d'économiser en mobilier, en réduction de surface et en matériaux jusqu'ici gaspillés ? Et qu'en est-il de l'acceptabilité sociale ? Ou formulé autrement : De quel degré de matérialité a-t-on besoin, quel degré de virtualité l'être humain est-il capable de supporter ? Mais également : Comme motive-t-on par exemple des employés dans un bureau "virtualisé" ? Comment les patrons surmontent-ils leur perte de contrôle ? Où se trouvent les nouveaux endroits de rencontre et de communication informelle et ceux-ci sont-ils suffisants, pour permettre un travail productif et réjouissant ?Beaucoup d'objectifs, beaucoup de voiesIl est impossible pour la recherche motivée par des considérations écologiques, de ne pas se consacrer à des évolutions qui sont relativement connues. Les formes de bureau classiques, tels que le bureau divisé en cellules et le bureau de grande taille, connaissent, depuis longtemps déjà, une mutation radicale : elles s'émancipent des fonctions établies – il s'agit d'accomplir des tâches sans cesse changeantes dans des équipes de projet toujours renouvelées. Si par le passé, il était courant de procéder de façon plutôt matériel en un endroit fixe, le quotidien étant alors souvent déterminé par un travail individuel rédondant, aujourd'hui l'on privilégie de plus en plus la collaboration créative au sein d'équipes virtuelles, indépendamment du lieu.Ceci a également des conséquences pour le design, que l'on peut constater, depuis quelques temps déjà, sur le marché. A cela s'ajoutent des domaines spéciaux pour le travail d'équipe – également avec un équipement technique – et : des pièces pouvant être aménagées de manière personnalisée, permettant une certaine retraite, lorsqu'il s'agit d'accomplir une tâche personnelle. Et les infrastructures numériques pour l'archivage virtuel seront à l'avenir tout aussi naturelles, que le fait d'approvisionner les employés en nourriture, déplacement, distraction, sport, jeu et plaisir – toutes ces choses qui adoucissent la vie au travail.Les débuts sont déjà faitsDes objectifs donc, qui ont déjà été réalisés dans des produits concrets et dans différents projets pilotes et de recherches. Ainsi, dans le cadre de l'initiative d'innovation „Office 21“, a été développé le système de structure spatiale flexible „Space-Move“ – financé par le Fraunhofer IAO, l'entreprise Schärf Büromöbel GmbH et le bureau de design Co.De 2. Ou encore la génération de mobilier de bureau „ConAction“, fruit d'une coopération entre le producteur de mobilier de bureau Wilkhahn, célèbre depuis des années pour son engagement en faveur de l'écologie, et le Fraunhofer Institut Integrierte Publikations- und Informationssysteme (IPSI). L'objectif était d'intégrer des technologies numériques dans la communication. De ces recherches sont nées des combinaisons ordinateurs-mobilier, qui lors d'entretiens, présentent des informations numériques et permettent d'économiser du papier et de gagner de la place sur le bureau. Dans les faits, presque tous les fabricants de mobilier de bureau proposent aujourd'hui, au moins un programme de „New-Work“, œuvrant pour un aménagement de bureau mobile, flexible et permettant de gagner de la place. Le progrès est en marche.Du siège au systèmePourtant : du point de vue de la durabilité et de l'augmentation radicale de l'efficacité, de tels points de vue ne vont pas assez loin. La perspective doit porter sur le système dans son ensemble qui doit être repensé de manière nouvelle en termes de synergie. Un tel pas a été osé par l'entreprise B. Braun, un fournisseur de produits et de prestations de service dans le secteur médical. Représenté par le le „Bürokonzept 2010“ (concept de bureau 2010), qui a été mis en application dans le nouveau bâtiment administratif de Melsungen. Des postes de travail entiers disparaissent dans des casier de vestiaires. Pour les activités spontanées, de petites tables hautes avec ordinateurs ont été mise en place. On s'est même limité dans certains bureaux, qui n'étaient que rarement utilisés, à un minimum de surface. Ce concept a été développé conjointement avec l'entreprise de consulting néerlandaise Veldhoen+Company. Une entreprise qui, depuis déjà des années, oeuvre dans le consulting et l'encadrement conceptuel de bureau efficace. Ainsi les conseillers de bureau ont également accompagné les développements de la compagnie d'assurance néerlandaise Interpolis, qui depuis 1996 planche sur la question de la conception de bureaux flexibles. Déjà à l'époque une étape logique, plus de 1.000 employés d'Interpolis travaillaient à l'époque chez eux, un ou plusieurs jours par semaine. Lors d'une restructuration du bâtiment de l'entreprise à Tilburg, c'est désormais toute une partie de bâtiment qui a pu être économisée grâce à un nouveau concept New-Work des plus radicaux. Cela a été rendu possible par le fait que désormais 100 employés se partagent seulement 70 bureaux. Plus de 14 kilomètres de papier ont été éliminés dans les archives centrales ; au lieu de 11 mètres de surface de stockage en étagères, les employés n'occupent plus à présent qu'un seul mètre. On a pu réduire les frais courants de plus de 1,5 millions de dollars par an, tout en augmentant néanmoins la productivité. Par ailleurs, les employés restent plus longtemps fidèles à l'entreprise et se portent mieux : le taux de maladie est passé de 6,3 % en 2000 à 5 % en 2002. L'efficacité et l'écologie s'y recoupent – alliées à l'esthétique. Car l'on a renoncé pour la plupart au mobilier standard. Au lieu de cela, on a chargé des designers (Jurgen Bey, Piet Hein Eek, Irene Fortuyn, Joep van Lieshout, Ellen Sander, Bas van Tol, Marcel Wanders, Marc Warning), de conférer, en particulier aux pièces ouvertes et d'utilisation collective, une apparence sans pareil. Non seulement le concept permet aux employés de choisir en toute liberté leur poste de travail, mais ils peuvent également y trouver leurs endroits préférés grâce à des différences dans l'aménagement des pièces. Car le choix des locaux selon le point de vue fonctionnel seul, travail individuel, travail de groupe ou entretiens, ne permet pas encore une identification avec l'environnement de travail. Cela n'est possible que lorsque la différence est faite avec l'engouement sans bornes pour la technique, qui promet des bureaux sans papier et n'aboutit sur rien.
Bureau : http://www.econcept.org
www.bbraun.de
www.veldhoen.nl
www.nachhaltigesbuero.de
www.suspronet.org
www.wilkhahn.de
www.schaerf-office.com
Auteur : Ursula Tischner, Martijn Verkuijl
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design report 10/2003 |
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